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Congrès international du Crépis 26-28 Juin 2012, PDF Imprimer Envoyer


 

A noter :

Suite à de nombreuses demandes,

la date de soumission est prolongée

au 05 Février 2012 à :


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Condition de leur accomplissement, la santé répond à l’une des aspirations les plus profondes des individus. La notion de santé, dans une approche de type santé publique, est tout aussi complexe et controversée que la notion de précarité ou de population dite fragilisée. Elle a donné lieu depuis les temps les plus anciens à de nombreuses définitions qui s’inspiraient toutes de l’esprit de l’époque où elles étaient élaborées. Comme pour la précarité, certaines définitions considèrent la santé comme un état alors qu’en revanche, d’autres sont plus sensibles à sa dimension de processus et de construction sociale.


Depuis l’adoption de la Charte d’Ottawa en 1986, l’Organisation Mondiale de la Santé l’a défini : « Pour parvenir à un état de complet bien-être physique, mental et social, l’individu, ou le groupe, doit pouvoir identifier et réaliser ses ambitions, satisfaire ses besoins et évoluer avec son milieu ou s’y adapter. La santé est donc perçue comme ressource de la vie quotidienne, et non comme but de la vie ; c’est un concept positif mettant l’accent sur les ressources sociales et personnelles, et sur les capacités physiques. La promotion de la santé ne relève donc pas seulement du secteur de la santé (…) son ambition est le bien-être complet de l’individu. »


La charte poursuit en examinant les conditions indispensables à la santé : « La santé exige un certain nombre de conditions et de ressources préalables, l’individu devant pouvoir notamment : se loger, accéder à l’éducation, se nourrir convenablement, disposer d’un certain revenu, bénéficier d’un écosystème stable, compter sur un apport durable de ressources, avoir droit à la justice sociale et à un traitement équitable ».


Ce texte permet de pénétrer, avec une force évidente, dans la problématique du rapport de la santé avec la pauvreté, la précarité et la population dite fragilisée dans sa globalité. Mais il y a également, entre la santé et l’environnement social, une relation circulaire, car «La bonne santé est une ressource majeure pour le développement social, économique et individuel et une importante dimension de la qualité de vie.», Charte d’Ottawa. Il s’agit là d’un outil particulièrement pertinent lorsque l’on doit étudier des phénomènes de santé directement liés à l’environnement social. Elle a par ailleurs l’avantage de rappeler qu’avant d’être le produit de la qualité des services de soins, la santé est – sauf cas particuliers liés à la génétique ou la biologie – la conséquence du fait qu’une personne bénéficie ou non de droits fondamentaux qui devraient être ceux de toute société démocratique.


 

Il s’agira d’interroger les politiques, les pratiques et la recherche scientifique qui ont à faire avec les inégalités devant la maladie ou la mort, les inégalités dans le rapport au « bien-être » et au « souci de soi », que ces inégalités soient produites ou expliquées par des différences naturelles, sociales, politiques ou encore professionnelles

 

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